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Louis Vuitton vient de publier un city guide sur Chengdu et un autre sur Reims mais a oublié de se prononcer sur Nantes. Peut-être ne savait-il pas que nous comptions ouvrir là-bas une bonne auberge à hamburgers et que si la ville ne propose pas de boutiques Moët et Chandon, on y trouve plus de bon goût au mètre carré que dans la ville des pandas chinois, de la Chenxi Road et de l’horrible château Louis Castle. C’est sur les hauteurs du quartier Graslin, fief des belles affaires et des objets de qualité, à deux pas de la vibrante Cigale, de l’envoûtant passage Pommeraye et de l’élégant cours Cambronne que palpite, couleur crème et turquoise, notre dernier PNY. En plein soft opening, qui n’a de mou que le moelleux de nos buns maison, les 1000 créneaux de réservation on été bookés plus rapidement qu’un Paris - New York en Concorde, le jet stream dans le dos. Les nantais ont visiblement la dalle et nous sommes bienheureux de leur servir la bonne pitance. Dessiné par vos serviteurs, slalomant avec angoisse entre crises de confiance, nuits blanches et pannes créatives, nous avons dû nous imbiber de nos drogues dures habituelles (les paquebots des années 30, l’affreux Corbusier, le génial Scarpa, le Riva de George Clooney et la poésie tribale) pour enfanter la chose. Notre restaurant ressemble alors à un hors-bord italien. Parti du Cipriani de Venise, une erreur de direction l’a fait s’échouer sur le sable farine d’une île polynésienne.
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