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La pluie forte sur les vitres, le jetlag et le Pouilly-fumé venant de beaucoup trop loin rendaient le brouhaha et les mille bougies irréelles. On échangea rapidement avec le serveur parfait en faisant style qu’on captait tout. Quelques minutes plus tard, deux montagnes de frites et un bol de sauce béarnaise remplissaient la table. On oublia vite les steaks manquant à l’appel. La béarnaise parfaite, tiède et justement vinaigrée, replaçait cette simple petite table au centre du monde. La sauce, emmerdante à Paris, prenait le goût du tonnerre ici. Une révélation.
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