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PNY

Quand nous étions encore petits, à l’époque des mercredis bénis et des joies simples, la vie parfois se prenait à pétiller d’un coup.

“Tu es invité à un anniversaire mercredi prochain. Vous allez chez McDonald”.

Dans ces temps anciens, la compétition sociale n’ayant pas encore attaqué le concept d’anniversaire, les gentils spectacles de marionnettes et la pêche à la ligne faisaient nos habitudes. Mais peut-être, las de voir leur appartement irrémédiablement détruit par la marmaille sous coca, certains parents troquaient le gâteau au chocolat et les bougies roses pour un anniv’ chez McDo - à l’avant garde d’une véritable déglingue civilisationnelle.

Animé par le manager de restaurant, jeune trentenaire optimiste et self-made man précurseur, l’anniversaire Mcdonald’s était un rituel aussi précis que les Tables de la Loi.
Le missionnaire nous ouvrait les portes du nouveau monde à nous autres, sales indigènes décoiffés et ignares. Nous prenions commande et conjecturions sur les jouets de nos Happy Meal dans une attente plus insoutenable que la veillée de Noël.

Parfois, des hurlements à la mort s’emparaient de tout le restaurant. Et nous scrutions l’escalier marron et gris, large et antidérapant, répondant à des normes de sécurité que notre pays ignoraient alors. Et, telle une divine bénédiction, Ronald McDonald apparaissait. Avec ses cheveux rouges, ses grands pieds et son sourire trop large, nous ne savions pas si notre excitation venait des cieux ou du tréfonds de nos pires cauchemars.

Puis nos commandes arrivaient et nous mangions pour notre quatre heure, un cheeseburger, des frites et du ketchup. La symphonie culinaire, précise et scientifique, déroulait dans nos palais et nos cerveaux tous les bonheurs que le monde et la vie avaient à nous offrir.

Il y avait dans ces mercredis bénis une petite idée du paradis. Etait-ce le goût divin du Melted American cheddar, le cocktails explosif des sucres industriels ? Ou n’était ce pas aussi, un interlude permis, et quelques heures de grâce, assis face à cette fille gentille, aux yeux comme des perles séraphines, et souriante comme un ange, que nous aimions un peu plus que les autres, sans trop savoir pourquoi ?

C’était certainement tout cela.

Chez PNY, notre rapport à McDo est bizarroïde.

Ce qui est sûr, c’est que nous comprenons quand une recette est juste. McDo en a créé des sérieuses. Mais aussi, que le bon ne peut être fait sans un peu de morale ni de volonté de faire du bien à tous.

En souvenir de ces doux moments, nous sortons le TRIBUTE.

Une saine nostalgie. Des heures en cuisine à peaufiner la meilleure sauce du monde.
Notre viande, une des meilleures que la France puisse créer, grillée à la flamme, dans un broiler, parce que c’est meilleur, à près de 400 degrés Celsius.
Un bun moelleux cuit chaque petit matin, sur lequel on a rajouté le fameux sésame.
Tout cela réglé minutieusement par Victor, certainement le plus grand spécialiste du burger en Europe.
Une version à la JG Melon avec un steak de 250 grammes, vous rappellera ce qu’est censé être un vrai bon burger.

 

Nos fidèles PNYers savent que le TRIBUTE s’appelait auparavant le BIG MAC TRIBUTE. Un cordial mais néanmoins ferme courrier recommandé de McDo nous a invité à le rebaptiser au plus vite.

 

Crédit Photos - @THESOCIALFOOD - @BURGERIALISTE

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